Définition

Jalousie :
nom commun féminin désignant un vilain défaut.
Plus précisément : sentiment d'inquiétude éprouvé par un être en proie à un désir de possession exclusive envers la personne aimée (deux exemples au hasard : sa mère ou sa co-chef de meute) et qui craint son éventuelle infidélité (autre exemple pris complètement au hasard : avec un nouveau bébé/membre de meute).

Jaloux(se) :
adjectif issu du latin zelosus et/ou du grec zêlos (= zèle) qualifiant celui/celle qui manifeste de la jalousie (voir ci-dessus, faut suivre !) et/ou le souci de préserver ce qu'il/elle possède (derniers exemples pris parfaitement au hasard : l'attention dévouée de sa mère ou les faveurs de sa co-chef de meute).

Tout ça pour dire que le Scarabouil et le Bastoche se livrent à une compétition permanente depuis environ une quinzaine de jours, dont l'enjeu est l'attention que je porterai à l'un ou à l'autre.
Ainsi, si le Scarabouil se jette dans mes jambes en réclamant un câlin, aussitôt le chien se précipite sur nous pour obtenir des caresses. Le plus souvent, il reçoit des remontrances de son petit maître qui se montre acharné quant à la défense de son territoire l'envoie au panier. Et si le chien est avec moi, l'enfant rapplique dans la seconde, chassant Bastoche à coups de "Pardon Tatoche, pardon !" (manière diplomate et élégante de lui faire savoir "pousse-toi de là que je m'y mette !").
Anecdote significative : un soir que le Scarabouil se reposait tranquillement sur mes genoux (ou le peu de place qu'il en reste au vu du volume impressionnant de mon ventre...), j'ai appelé Bastoche pour qu'il s'installe près de nous... Le temps que le chien réagisse (disons 1 seconde, peut-être 2...), l'enfant avait quitté mes genoux pour s'affaler de tout son long sur la place vacante, répétant " Non ! panier !" . Tant pis pour Bastoche...

Je me fais peut-être des idées, mais j'ai la vague impression qu'ils savent que l'issue est proche. La première fois, le chien était mieux loti puisque, sans concurrence, il avait tout le loisir de me suivre comme un toutou (juste expression). Cette fois-ci, c'est plutôt la loose...
Selon le Larousse, le mot vient du grec mimeisthai = imiter.
Au sens propre, le terme désigne la capacité qu'ont certaines espèces animales telles le caméléon, le Scarabouil ou certaines araignées à se confondre, par la forme ou la couleur, avec l'environnement ou les individus d'une autre espèce mieux protégée ou moins redoutée.
Par extension, le mimétisme désigne également la reproduction machinale  des gestes et des attitudes d'autrui.

Dans le cas précis du Scarabouil (espèce éminemment redoutée comme chacun sait), le mimétisme se traduit en la reproduction complètement délibérée de nos gestes et attitudes, c'est vrai, mais aussi en la répétition systématique de tout ce qu'on dit, surtout au téléphone (un vrai "poquet" = perroquet).
Et cela donne ce genre de scène :
Définition usuelle : enveloppe gonflée d'air utilisée dans certains jeux et certains sports

Fait partie des mots préférés du Scarabouil (ex aequo avec balle), qui adorait déjà taper dans l’objet rond bien avant de savoir le désigner.
Avec le retour du beau temps, il s’en donne à cœur-joie dans les parcs et les jardins, mais aussi l’appartement : coups de pied, coups de tête, coups de balai, lancers francs sur Maman, Papa ou le chien. Chien qui, bien évidemment, n’a pas le droit d’y toucher (paradoxalement) et se fait tancer chaque fois qu’il esquisse la moindre velléité de faire le moindre mouvement en direction du ballon. Et le Scarabouil a un œil de lynx, capable de repérer les mauvaises intentions canines à des kilomètres !


Depuis quelques temps, le Scarabouil teste l’étendue du mot ("phase divergente de l’apprentissage", dixit son père qui a rédigé un mémoire de didactique dans le temps jadis) et l’emploie pour désigner tout objet sphérique : une bougie, les pompons d’une tunique, une pomme, une pêche, un melon... Il a l’air tout déçu quand nous lui rétorquons : "non, c’est une bougie."... et s’en retourne jouer avec son vrai ballon, une valeur sûre.

"Faire une incision afin de libérer du "mal" le patient agonisant."

Façon de parler mais à force de voir Milan patraque depuis plus de 15 jours, sa gencive enfler de plus en plus chaque jour et de le faire hurler un change sur deux juste parce que j’ai effleuré ses petites fesses dodues rougies à vif, j’ai songé cette nuit, à 4h47 précises, alors qu’il se tordait de douleur dans son lit, à lui entailler moi-même la gencive et à faire sortir ces satanées dents, de gré ou de force.
J’y ai songé. Longuement. Mais ne me sont venus à l’esprit que des moyens barbares (une scie, des ciseaux, un marteau...). Quelqu’un connaîtrait-il une façon douce autant qu’efficace de mener à bien mon projet (non, je ne plaisante pas !) ?
Association d'idées :
- S'élancer dans les airs ; voler
- S'envoyer soi-même, tel un colis, d'un point A à un point B, par voie aérienne ; voyager en avion.
- Prendre son pied : se plaire à partir en vacances.

Aujourd'hui, c'est le grand départ. On prend l'avion pour la Serbie. Un bébé sous le bras, un sac sous l'autre, nous allons commencer nos vacances par un long périple dans les trains de banlieue, aux premières lueurs du jour. Après quoi, 2 heures d'avion et hop ! Retour dans une quinzaine de jours.

En attendant, quelques articles de quand je n'avais pas le temps, revenus des fins fonds de tiroir viendront agrémenter le blog.

Est indigne, celui ou celle qui n'est pas digne (oui, c'est logique !) de quelque chose, de son rôle ou de sa fonction et inspire par là le mépris et la désapprobation de son entourage, de la société, du monde, et même de l'univers.

La mère indigne est donc celle :

  •  - à qui ses collègues réclament chaque jour des photos (au moins une) de son rejeton adoré mais qui n'en a jamais sur elle (même pas une), ni dans son sac, ni dans son téléphone mobile ;
  • - qui ne sait pas répondre à la question "comment ça se passe, aujourd'hui, à la crèche ?" car elle n'a pas appelé la halte-garderie alors qu'il est déjà 17h ;
  • - qui termine coûte que coûte (quoique tranquillement) son petit-déjeuner alors que Bébé pleure (de plus en plus fort) pour réclamer le sien ;
  • - qui répond "c'est pas grave, on s'en passera" quand on lui parle de doudou oublié ;
  • - qui part en retard du travail parce qu'elle bavarde avec une collègue alors qu'elle n'a pas vu Bébé pendant plus de dix heures ;
  • - qui décide que c'est l'heure de dormir et se débarrasse de Bébé dans son lit parce qu'il fait trop de bruit pendant le film ;
  • - qui, pour sa peine, est floue sur les photos (bien fait !)...

La mère indigne, c'est moi ! Et je suis pire encore car je ne me sens même pas coupable. Après tout, Bébé m'a encore accueillie hier soir en riant aux éclats et en agitant les bras vers moi. Alors...

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