Malgré l’impression d’ensemble, tout n’a pas été parfait le jour du mariage. Mais le ratage est survenu alors que la fête battait son plein. L’euphorie a minimisé notre déception. Et les invités n’ont rien remarqué (du coup, on se demande pourquoi je prends la peine d’insister dessus…).
Pour rester dans le thème géologique étendu, nous avions demandé au pâtissier une pièce montée qui rappellerait un volcan. On trouvait ça plutôt facile à réaliser puisque très proche de la forme traditionnelle ; on lui avait même fait des croquis, au cas où, et des suggestions telles que des traînées de caramel pour figurer les coulées de lave.
Quelle ne fut donc pas notre surprise quand on nous a présenté une espèce de gros tas de choux, ressemblant vaguement à une religieuse géante ratée, ornée d’une couronne de fleurs en pâte d’amande (des fleurs sur un volcan ?!?! Arrghh !!!), et plaquée de larges bandes moches de sucre rouge dégoulinantes…
Dépités, désappointés, consternés, déçus, horrifiés… nous ne nous sommes donc pas fait prier pour vider nos coupes de champagne. Nous avons rapidement noyé notre chagrin dans l’alcool cul sec !, puis la danse.
Heureusement, les choux étaient délicieux. Comme quoi il y a du bon en toute chose.
Même principe que le premier concours de danse.
La meilleure Claudette, élue à l’unanimité par les enfants, a dû diriger une brochette intéressante des danseurs mâles débutants. « Alexandrie, Alexandra » a pris des allures de cabaret tout à fait inattendues, mais toujours dans le rythme. Les Claudaux ont fait de leur mieux (autant que leurs fous rires leur en laissaient le loisir).
La prestation de la Claudette m’a tellement bluffée que j’en ai oublié le nom du vainqueur… S’il se reconnaît, qu’il se manifeste…
Après nombre de péripéties, nous avons dû faire confiance au personnel du restaurant pour la décoration de la salle. Nous leur avions donné des instructions très précises et très nombreuses (ce qui nous a fait passer pour des maniaques psychopathes). Néanmoins, nous craignions un peu qu’ils mélangent tout et que l’effet soit raté.
En fait pas du tout. Malgré leur boutades et autres moqueries relatives à notre stress, tout était parfait. Enfin, je crois. Car pour être honnête, je n’ai pas eu le temps de voir la salle dressée vide. Il n’y a donc pas de photo d’ensemble. Mais le peu que j’ai pu examiner m’a semblé presque aussi bien que si je l’avais fait moi-même. C’est dire ! quoi, mes chevilles ?
Le thème était le système solaire. Chaque table était identifiée et illustrée par une planète (et un menu assorti) confectionnée avec impatience par le marié.
Le plan de table figurait donc le système solaire. Difficulté supplémentaire pour nos convives : les noms des planètes n’y figuraient pas. Mais nous n’avions invités que des gens instruits et très cultivés, alors… chacun a trouvé sa place marquée d’une étoile à son nom. C’est-y pas beau, ça ?
Principe du jeu :
Un « Claude François » est désigné par les mariés, de même qu’un certain nombre d’apprenties Claudettes. Claude François doit improviser sur la chanson « Alexandrie, Alexandra » et les Claudettes doivent le suivre.
Un jury d’enfants est chargé d’élire la meilleure danseuse.
Résultat :
Un Claude François plus vrai que nature, dégageant une virtuosité énergie folle, des Claudettes à la ramasse de haut vol, plus talentueuses les unes que les autres, et un public hilare transcendé.
La délibération des enfants a été longue et disputée. Grande gagnante : Jacinthe !
Au cours de la soirée de noces, nous avons reçu 2 présents assez touchants, des albums.
Le premier vient de Virginie C. qui n’a pas pu participer à l’enterrement de mon célibat (elle a préféré partir pour Bali, je ne comprends pas bien pourquoi…). C’est un pêle-mêle de photos de notre adolescence commune (et un peu d’après). Cela ne nous embellit rajeunit pas mais c’est un joli résumé de ce que nous avons vécu ensemble depuis notre rencontre, un peu avant la 6ème. Cela fait d’elle ma deuxième plus vieille amie (en temps, pas en âge).
Le second vient de ma plus vieille amie (voir note précédente), Steph M., épaulée par le plus vieil ami du marié (qui est aussi son amoureux, à ma plus vieille amie, un peu grâce à nous). C’est un album imprimé, un véritable petit livre, qui retrace nos vies (celles des mariés) avant et après notre rencontre, de la naissance au jour du mariage. C’est très amusant. On aime beaucoup même si le choix des photos n’est pas toujours flatteur. Mais on était bien trop fatigués quand on l’a parcouru pour en vouloir à quiconque.
Nous y avions longuement réfléchi mais finalement, nous n’avons préparé aucune mauvaise surprise, aucun gage ridicule pur nos invités. Pourtant, nous avions pas mal de raisons de nous venger de certains d’entre eux… Au contraire, nous avons décidé de nous montrer magnanimes.
C’était sans compter sur les initiatives personnelles (et complètement inconnues de nous) de l’animateur de la soirée (qui a largement contribué à la réussite de la réception).
La plus impressionnante a donné ceci :
Félicitations aux courageux participants, désignés volontaires, qui se sont montrés de vraies forces de la nature ! (en vrai, j’exagère…)