Aller chez Coco pour avoir l'immense privilège de déguster sa galette des rois faite
maison et l'insigne honneur de rencontrer Sophie la Lyonnaise venue (presque) exprès pour nous en chair et en os, ça se mérite ! Et pour accéder à ce Grââl, il faut d'abord passer
l'épreuve du parcours du combattant.
D'abord, prendre le train (bondé) toute seule, avec les deux Scarabouils, un dans chaque main : OK.
Sortir du métro à l'heure et sans encombre : OK
Demander son chemin au passant qui passe au lieu de regarder soi-même sur le plan du quartier : badadi c'est à ce moment-là que les choses se
corsent... car le passant qui passe était visiblement d'humeur à se payer la tête de la banlieusarde qui débarque, sous la pluie, un Scarabouil dans chaque main.
Résultat : les Scarabouils (et moi-même) ont marché courageusement pendant plus d'une demi-heure, mûs par la promesse de manger de la galette bientôt, pour se
retrouver dans une espèce de terrain vague où nous avons eu l'intuition que Coco & ses moussaillons n'habitaient certainement pas.
A ce stade de notre périple, soyons honnêtes, Maman était prête à reprendre le premier train sans passer par la case galette. Mais elle avait promis aux Scarabouils, et ils s'étaient montrés
assez courageux et tenaces pour en être récompensés.
Appeler à l'aide et se faire guider par téléphone : OK
Se faire confirmer la direction par la mamie qui promène son chien et qui donc, connaît le quartier par coeur (contrairement au passant qui passe) : OK.
Arriver enfin au but et se laisser ensevelir par un canapé môëlleux dans le salon chaleureux de Coco : OK !!
Si les Scarabouils commençaient à être trop fatigués pour marcher, ils étaient encore suffisamment en forme pour aider Mattéo & Elorian à mettre leurs chambres à l'envers.
Enfin au calme, on fait connaissance avec Sophie, le temps de voir arriver la Magoo's family, puis Nel & ses blondinets, ainsi que Pascale, bientôt rejointe par son mari et leur grande Eléa
qui apprend à nager.
S'ensuit un après-midi de conversations gaies et légères, assaisonnées de douceurs en tous genres.
On se quitte trop tôt, sur la promesse d'une prochaine rencontre, avec les absents d'aujourdh'ui.
On part trop tard, alors que les Scarabouils sont arrivés à saturation, avec la promesse d'un voyage de retour éprouvant. La prochaine fois, on prend un taxi ! C'est un luxe, certes, mais en
taxant tous les jurons que j'ai pu prononcer ou penser uniquement ce jour-là, je crois que nous aurons les moyens de faire plusieurs voyages...
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