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Ici sont narrées les (mes)aventures ponctuant la vie trépidante ordinaire d'un petit scarabée (la Maman), d'une moyenne grenouille (le Papa) et d'un tout petit scarabouil (le bébé Milan) réunis pour le meilleur... 
oups ! on a failli oublier Bastoche-Tête de Pioche (
le chien) qui veille au grain...

Mardi 17 novembre 2009
Avoir deux ans, il paraît que c'est être à un âge charnière dans sa vie d'enfant et vivre de grands bouleversements : opposition, affirmation de soi, autonomie, explosion du langage, etc.
Devenir grand frère est aussi un grand bouleversement, en soi.
Devenir grand frère quand on vient d'avoir deux ans, c'est carrément le big bang ! Personne, petit ou grands, ne sait plus où donner de la tête. Personne ne sait plus ce qui cause quoi. Mais ce dont tout le monde est sûr, c'est que le comportement général de l'aîné des Scarabouils n'est plus ce qu'il était.

Quelques jours avant l'arrivée du petit frère, il a commencé par se montrer très impatient, rouspétant, voire pleurant à chaudes larmes, dès que quelque chose ne se déroulait pas comme prévu. Pire, il s'est mis à taper ses parents (surtout sa mère) lorsqu'ils lui demandaient ou lui faisaient quelque chose qui ne lui convenait pas.

Parallèlement, le coucher est devenu de plus en plus difficile (alors qu'il n'avait jamais posé de problème jusque là : une histoire, un bisou, exctinction des feux, porte fermée et on ne l'entendait plus jusqu'au matin). Désormais, la fin de l'histoire n'est plus synonyme de dodo, un bisou ne suffit plus et éteindre la lumière déclenche systématiquement des pleurs désespérés. Résultat : on dort la porte ouverte sur le couloir éclairé... "On dort", façon de parler : en réalité, on repousse autant que possible le moment de dormir en chantant, jouant, monologuant, réclamant à grands cris des câlins (même que c'est un crève-coeur de les lui refuser...) jusqu'à tomber de fatigue, une heure, voire deux heures plus tard. Il ne faut pas compter sur les siestes pour rattraper le sommeil en retard : inexistantes à la halte-garderie, elles sont microscopiques à la maison. Résultat : l'enfant est constamment surexcité.
Depuis l'arrivée d'Esteban, s'est ajouté le refus d'obéir, avec subtilité : on ne s'oppose pas frontalement à ses parents, on fait la sourde oreille, vaquant à diverses occupations cependant qu'ils répètent vainement une bonne vingtaine de fois qu'il faut se baigner ou s'habiller ou manger ou ranger ou aller se coucher... Cela met Maman à bout de nerfs, ce qui ne plaît pas au Scarabouil qui la tape, ce qui énerve d'autant plus Maman puis le Scarabouil, par ricochet, jusqu'à ce que Papa, sa grosse voix et ses gros yeux interviennent.

Ce refus d'obéir s'accompagne de la volonté de tout faire tout seul, quitte à se mettre en danger en voulant par exemple entrer et sortir de la baignoire tout seul alors qu'on est trop petit et que ça glisse ou descendre de la table à langer sans prendre appui sur le marche-pied... (pas question de régression donc, chez nous).

On remarque aussi que si le grand appelle Maman quand le petit a faim, lorsqu'une qu'une tétée dure trop longtemps, il s'incruste sur ses genoux pour avoir des câlins en même temps que le bébé mange... Cela donne lieu à des situations parfois scabreuses. Quand elles deviennent trop instables et que Maman demande au grand de s'asseoir à côté, elle est arrosée de larmes. Jalousie, quand tu nous tiens !

Mais le grand Scarabouil étant ce qu'il est (un bon petit gars), le pic de la crise est déjà passé. Du coup, depuis deux ou trois jours, Maman a retrouvé la maîtrise de ses nerfs et ses relations avec son aîné une certaine sérénité. Restent les peurs nocturnes et les accès de colère à comprendre, gérer et canaliser.
A sa décharge, il a quand même pas mal de choses à encaisser ces temps-ci. Il faut bien qu'il s'exprime et qu'il se débarrasse de ce trop-plein d'émotions d'une manière ou d'une autre... et nous préférons que ce soit contre nous plutôt que contre le bébé.
Par scar_ab - Publié dans : Nanie a fait un bébé - Communauté : La communauté des bébés
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Dimanche 15 novembre 2009

Depuis une dizaine de jours, Milan est officiellement grand frère...
Nous appréhendions un peu sa réaction. Certes, nous savions qu'il était un enfant doué d'une capacité d'adaptation phénoménale, comme il nous l'a toujours démontré depuis sa naissance. Mais à force d'entendre de sordides histoires de régression et de rejet du nouveau-né par les aînés, nous nous posions quelquefois des questions.

Pour cause de pandémie de grippe A (H1N1), les visites étaient réduites au strict minimum à la maternité et carrément interdites aux enfants. C'est donc seulement au troisième jour de sa vie qu'il a enfin rencontré son petit frère... "Ooohh ! le bébé !" cri du coeur enthousiaste en se précipitant vers son père et le fameux bébé "Bébé 'steban !".

Depuis l'été, l'idée que Maman avait un bébé caché dans le ventre était bien intégrée. Aussi, de temps à autre, on soulevait le T-shirt de Maman pour voir... "Caché, bébé. Pas là." A l'automne, et surtout depuis l'arrêt de Maman, on faisait même des coucous, des papouilles, des guilis, des prouts (enfin, plein de trucs) au bébé. Et depuis qu'il est enfin là, on s'intéresse beaucoup au nouveau venu :
- on lui caresse parfois le ventre quand il pleure.
- on lui prête ses jouets : "Tiens, la vache... tiens ! tiens !" "C'est gentil, mais le bébé, il ne sait pas encore tenir les jouets tout seul." Le grand est perplexe...
- on lui tend des livres.
- on lui fait des câlins (sous le regard attentif de Maman... "Attention à sa tête !").
- on lui met les doigts dans les oreilles ou dans le nez (ben quoi, c'est drôle, non ?).
- on assiste au change ("Bébé encore caca !" eh oui, c'est son activité préférée en ce moment...).
- on appelle Maman quand il pleure pour qu'elle le nourrisse, selon des instructions précises : "Bébé mange... ce côté !"

De son côté, Esteban n'est pas en reste et s'applique à amuser son grand frère : sur la photo, il a le hoquet... et chacun sait que le hoquet (surtout chez les autres) a un potentiel hautement comique (qui fait hurler de rire Milan).

Reste que le grand a parfois du mal à comprendre que le petit ne sache rien faire par lui-même, ni jouer, ni rester assis sur le canapé, etc.

Par scar_ab - Publié dans : Nanie a fait un bébé - Communauté : La communauté des bébés
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Jeudi 12 novembre 2009
... à 21h50, nous avons eu l'immense bonheur de faire la connaissance du Scarabouil II tant attendu, qui a eu pitié de sa mère en s'annonçant 2 semaines avant terme tout pile (et elle lui en sera éternellement reconnaissante).

Nous voici les heureux parents d'un second garçon, Esteban, un rêve de bébé, parfait (ou presque), évidemment exceptionnellement beau (on a de la chance : on ne fait que de très beaux enfants...), qui pleure peu, tête comme un chef et a le bon sens de déjà espacer les tétées nocturnes de 3 heures (ce qui laisse le temps à Papa et Maman de bien récupérer) alors qu'il peut en réclamer une toutes les heures dans la journée.
Cerise sur le gâteau, il a été très bien accueilli par son grand frère qui s'intéresse beaucoup à lui, lui parle, lui prête ses jouets, m'appelle pour que je le nourrisse, etc. (pourvu que ça dure !...)
Par scar_ab - Publié dans : Nanie refait un bébé - Communauté : En attendant bébé
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Mercredi 11 novembre 2009

... Bastoche se sent un peu traité comme la cinquième roue du carrosse. Pourtant nous faisons de notre mieux pour essayer de ne pas trop le délaisser. Voyons le bon côté des choses : pour le moment, on n'a pas encore oublié de lui donner à boire ou à manger, ni de le sortir (alors qu'on aurait pu)...

On se souvient même que c'est aujourd'hui son anniversaire !

En même temps, il n'a pas l'air plus perturbé que ça...

Par scar_ab - Publié dans : Une vie de chien - Communauté : A plumes, poils et écailles
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Jeudi 5 novembre 2009
Jalousie :
nom commun féminin désignant un vilain défaut.
Plus précisément : sentiment d'inquiétude éprouvé par un être en proie à un désir de possession exclusive envers la personne aimée (deux exemples au hasard : sa mère ou sa co-chef de meute) et qui craint son éventuelle infidélité (autre exemple pris complètement au hasard : avec un nouveau bébé/membre de meute).

Jaloux(se) :
adjectif issu du latin zelosus et/ou du grec zêlos (= zèle) qualifiant celui/celle qui manifeste de la jalousie (voir ci-dessus, faut suivre !) et/ou le souci de préserver ce qu'il/elle possède (derniers exemples pris parfaitement au hasard : l'attention dévouée de sa mère ou les faveurs de sa co-chef de meute).

Tout ça pour dire que le Scarabouil et le Bastoche se livrent à une compétition permanente depuis environ une quinzaine de jours, dont l'enjeu est l'attention que je porterai à l'un ou à l'autre.
Ainsi, si le Scarabouil se jette dans mes jambes en réclamant un câlin, aussitôt le chien se précipite sur nous pour obtenir des caresses. Le plus souvent, il reçoit des remontrances de son petit maître qui se montre acharné quant à la défense de son territoire l'envoie au panier. Et si le chien est avec moi, l'enfant rapplique dans la seconde, chassant Bastoche à coups de "Pardon Tatoche, pardon !" (manière diplomate et élégante de lui faire savoir "pousse-toi de là que je m'y mette !").
Anecdote significative : un soir que le Scarabouil se reposait tranquillement sur mes genoux (ou le peu de place qu'il en reste au vu du volume impressionnant de mon ventre...), j'ai appelé Bastoche pour qu'il s'installe près de nous... Le temps que le chien réagisse (disons 1 seconde, peut-être 2...), l'enfant avait quitté mes genoux pour s'affaler de tout son long sur la place vacante, répétant " Non ! panier !" . Tant pis pour Bastoche...

Je me fais peut-être des idées, mais j'ai la vague impression qu'ils savent que l'issue est proche. La première fois, le chien était mieux loti puisque, sans concurrence, il avait tout le loisir de me suivre comme un toutou (juste expression). Cette fois-ci, c'est plutôt la loose...
Par scar_ab - Publié dans : Définition - Communauté : En attendant bébé
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